L’interféron pégylé est utilisé à la dose de 1,5 µg / kg de poids pour le Viraféron PEG ® des laboratoires Schéring Plough et de 180 µg quelque soit le poids du patient pour le Pegasys ® des laboratoires Roche , avec une injection sous cutanée 1 fois par semaine. Ces injections peuvent être faites soit par une infirmière au domicile du patient, soit après un apprentissage par le patient lui-même. Il est associé à de la ribavirine, avec une posologie comprise entre 4 et 6 comprimés par jour, répartie dans la journée en deux prises.
1. Durée du traitement
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Six mois pour un patient infecté par un génotype 2 ou 3.
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Chez les sujets infectés par un génotype 1, 4 ou 5, la durée optimale du traitement est de 12 mois. Toutefois en cas de non-réponse au 6ème mois de traitement (ARN du virus C positif à M 6) le traitement sera interrompu. Pour le génotype 1, la non réponse au traitement sera suggérée lorsque la baisse de la charge virale est inférieure à 2 log au terme de la douzième semaine de traitement.
D’autres facteurs peuvent toutefois être pris en compte pour modifier la durée du traitement : âge du patient, contexte, fibrose, charge virale.
2. Co-infection VIH-VHC
Les règles de prescription du traitement de l’hépatite C sont les mêmes chez les patients infectés par le VIH que chez les patients séronégatifs. Le traitement de l’hépatite C peut être utilisé conjointement aux autres traitements utilisés dans le cadre de l’infection à VIH. L’efficacité semble voisine de celle observée chez les patients séronégatifs.
3. Cas des usagers de drogue
L’indication du traitement dépend de plusieurs facteurs : contexte social, gravité de la maladie, sevrage. Il n’y a pas de dogme qui contre-indique l’utilisation des traitements anti-viraux chez les patients usagers de drogue. Bien au contraire, l’utilisation des traitements anti-viraux sera large du fait d’une bonne réponse fréquente au traitement. Cependant, il est raisonnable de faire au préalable lorsque cela est possible, un programme de sevrage de la toxicomanie, si besoin en utilisant des traitements de substitution type Subutex ® ou Méthadone ®. Le traitement de l’hépatite C est compatible avec ce type de traitement.
4. Cas des consommateurs excessifs d’alcool
La consommation d’alcool est fortement préjudiciable à l’évolution de l’hépatite C. Elle augmente la multiplication virale, favorise la résistance au traitement et accélère l’évolution vers la cirrhose. Une consommation nulle ou très faible (moins de 1 verre par jour) est recommandée. Chez les buveurs excessifs une période de sevrage de 6 mois est recommandée avant l’initiation d’un traitement anti-viral.
5. Cas de cirrhose constituée
Le traitement de l’hépatite C semble diminuer le risque d’apparition d’un cancer du foie. Le traitement permet aussi une éradication de l’infection virale C, probablement avec une fréquence moindre, mais cela n’a pas été clairement évalué encore.
La cirrhose elle-même persiste généralement, cependant il a été rapporté récemment des cas de régression de la cirrhose lorsqu’il s’agissait de cirrhose dite « jeune » c’est à dire, dont l’installation était récente.
6. Cas de l’hépatite aiguë C
Un traitement anti-viral doit être proposé en cas d’infection récente par le virus de l’hépatite C. Les modalités pratiques d’un tel traitement ne sont pas totalement définies, il semble que l’on utilise plus volontiers un traitement par Interféron en monothérapie. Celui-ci permet de guérir environ 80 % des hépatites aiguës C.
7. Prise en charge
La prise en charge du traitement de l’hépatite C, mais aussi des consultations qui en découlent, des examens biologiques, et de la biopsie du foie sont pris en charge à 100 % par la sécurité Sociale après une démarche de demande d’exonération du ticket modérateur.
