Le traitement est réservé aux patients qui ont une hépatite chronique C définie par des transaminases au-dessus de la normale depuis plus de 6 mois, associée à la présence de virus dans le sang attesté par la positivité de la recherche d’ARN du virus C par PCR.
Cependant, tous les patients atteints d’une hépatite chronique C ne necéssitent pas d’être traités.
L’indication du traitement repose sur la connaissance de divers facteurs parmi lesquels la biopsie du foie tient toujours une place prépondérante. Elle seule permet d’évaluer le potentiel évolutif de la maladie et donc le risque d’apparition des complications, en particulier celui de l’apparition à terme d’une cirrhose.
Ce risque est évalué au mieux par le score de Métavir qui comporte 2 paramètres, le A ou Activité évaluant l’agressivité de la maladie, coté de 0 à 3, le F pour Fibrose cotée de 0 à 4 évaluant le chemin parcouru jusqu’à la cirrhose.
D’autres éléments sont importants dans la prise de décision thérapeutique : l’âge du patient, sa motivation, l’existence d’autres facteurs pathologiques associés, la présence éventuelle de contre-indication au traitement, la consommation d’alcool, l’usage de drogue.
Depuis la dernière Conférence de Concensus qui s’est tenue à la fin de mois de Février 2002, il est admis que les patients porteurs d’un génotype 2 ou 3, dont le potentiel attendu de réponse et de 85 % peuvent être traité sans biopsie préalable. Alors, dans cette situation précise et si la biopsie hépatique ne doit pas modifier la décision thérapeutique, elle pourra ne pas être proposée aux patients.
Si l’abstention thérapeutique est envisagée chez un patient, il paraît raisonnable toutefois de suggérer un suivi médical clinique et biologique.
