L’infection par le virus de l’hépatite C entraîne des lésions hépatiques qui se traduisent (comme dans toutes les hépatites) généralement par l’augmentation des transaminases : TGO et TGP. Au cours de l’hépatite chronique C, ces transaminases fluctuent entre 1 et 6 fois la normale. En effet, il n’est pas rare d’observer ponctuellement des transaminases normales chez un sujet présentant une hépatite chronique et c’est la raison pour laquelle on propose une surveillance mensuelle des transaminases afin de pallier à des tests faussement rassurants Il n’y a pas de relation entre le niveau des transaminases et la gravité de la maladie telle qu’évaluée par la biopsie hépatique.
De nombreux tests sérologiques ont été développés : les tests ELISA (de 1ère, 2ème et 3ème génération) et les tests RIBA (moins souvent utilisés aujourd'hui du fait de la grande sensibilité des tests ELISA 3ème génération). Ces tests sérologiques identifient les anticorps fabriqués par l’organisme en réponse à un contact avec le virus de l’hépatite C, il peuvent correspondre à la présence d’une infection mais aussi à un contact ancien chez un sujet actuellement guéri.
On peut identifier le virus lui même par la recherche de l'ARN du virus C par technique PCR. Cette technique permet d’affirmer la persistance de l’infection. Il est actuellement possible de déterminer les différents sous type de virus ainsi que la charge virale (correspondant à la quantité de virus circulant dans l’organisme) ceci pouvant dans les années à venir avoir un intérêt pour le choix entre différentes modalités de traitement.
La ponction biopsie hépatique permet d’évaluer le réel impact de l’infection sur le foie, elle permet de définir le stade de la maladie et de fixer le pronostic.
Différents scores sont utilisés pour quantifier les lésions induites sur le foie par la présence du virus. Le score de Knodell (voir tableau 1) est le score le plus ancien, on lui préfère actuellement le score METAVIR qui est plus adapté pour l’hépatite C et qui s’attache principalement à la quantification de l’activité (qui représente la destruction hépatique ou la vitesse d’évolution de la maladie) et de la fibrose (représentant le chemin parcouru jusqu’à la cirrhose).
Bilan pré-traitement : il permet d’éliminer une autre maladie du foie associée à l’hépatite C
En dehors des critères cliniques (âge, poids, TA..) et biologiques simples (FNS plaquettes VS), le médecin va demander un certain nombre d’examen afin de dépister des problèmes qui pourraient être aggravés par un traitement par interféron (problème cardiaque, thyroïdien ou syndrome dépressif).
Une grande partie des tests biologiques visent à éliminer une pathologie associée avant le début du traitement (hépatite B, sida, hépatites auto-immunes, maladies parasitaires du foie, ou maladie liée à un surcharge du foie en fer ou en cuivre).
