Les traitements actuels et validés de l’hépatite C sont au nombre de 2 : l’Interféron et la Ribavirine.
1. L’Interféron
L’Interféron est une molécule naturellement fabriquée par l’organisme, servant à lutter contre les agressions en particulier infectieuses et virales. Il est utilisé dans le traitement de l’hépatite C par injection, la molécule utilisée est une molécule fabriquée par synthèse chimique.
Sa prescription dans le traitement des hépatites C démarre au début des années 1990. Dans un premier temps, en mono thérapie à raison de 3 injections par semaine puis, à partir de 1997, proposé en association avec un autre anti-viral ; la Ribavirine, il n’est quasiment plus utilisé que dans le cadre d’une bithérapie.. L’année 2001 a vu l’avènement d’un nouveau type d’Interféron, un Interféron retard, dit Interféron pégylé. La molécule chimique d’Interféron est couplée à une molécule de poly-éthylène glycol qui augmente sa durée d’action et son efficacité. Le traitement comporte alors une injection sous cutanée, 1 fois par semaine.
2. La Ribavirine
C’est un médicament anti-viral, ancien mais dont l’utilisation dans le cadre du traitement de l’hépatite C date seulement de 1998. Le mode d’action de la ribavirine n’est encore pas parfaitement documenté. Il n’est pas doué d’effet anti-viral lorsqu’il est utilisé en monothérapie. En revanche, l’efficacité de la ribavirine en association avec l’interféron a été bien démontré.
Il s’agit d’un médicament administré par voie orale, sous forme de gélule, à une posologie située entre 4 et 6 gélules par jour en fonction du poids du patient.
3. Les autres traitements
Aucun autre traitement à l’heure actuelle n’a fait la preuve de son efficacité dans le traitement de l’Hépatite C. Les médicaments homéopathiques n’ont pas été testés dans cette indication. De la même façon, certaines plantes réputées pour être hépato-protectrices, ou parfois proposées dans le traitement de l’hépatite C (Desmodium) n’ont jamais été évaluées dans le cadre d’étude scientifique de qualité. Aussi, il n’y a pas d’argument scientifique sérieux aujourd’hui suggérant une efficacité de ce type de traitement dans la prise en charge des patients infectés par le virus de l’hépatite C.
