Les modalités évolutives de l’hépatite C sont actuellement bien connues : on estime que près de 80 % des cas d’hépatite aiguë virale C passent à la chronicité (environ 20% des gens infectés guérissent spontanément dans les 6 mois qui suivent l’infestation par le VHC).
On estime que 20 à 25 % des gens atteints ont une hépatite chronique minime avec un risque d’évolution vers la cirrhose très faible quasi nul. Pour les patients qui ont une hépatite chronique active, le risque d'évolution vers la cirrhose (forme la plus évoluée de fibrose du foie) des formes chroniques est de l'ordre de 20% à 17 ans. Mais la vitesse de progression de la fibrose (qui peut aboutir à la cirrhose) est variable selon les individus. La fibrose est accentuée chez les hommes, chez les patients plus âgés au moment de la contamination, en cas de consommation d’alcool, de co-infection avec un autre virus (hépatite B, Sida).
Le risque d'évolution vers le cancer n’existe que si une cirrhose post-hépatitique C s’est constituée. Le risque de survenue d’un cancer dans cette faible population est de l'ordre de 1 à 5 % par an.
